Au lendemain de la décision du Parti socialiste d’organiser une primaire les 22 et 29 janvier 2017, François Hollande compris, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis et le Premier ministre, Manuel Valls, ont défendu une « innovation démocratique ». Ce qui était qualifié hier d’hypothèse fantaisiste par le Parti socialiste est aujourd’hui présenté comme une solution exemplaire… Dans l’esprit des concepteurs de la primaire, le scrutin doit permettre de redorer le blason du président, d’éliminer des risques gênants sur l’aile gauche du PS, avec un ou plusieurs candidats frondeurs, et sur l'aile droite avec Emmanuel Macron, tenté lui aussi par une candidature. Le numéro 1 du PS a vanté une initiative avant-gardiste dans le paysage politique français : « le Parti socialiste a inventé la primaire pour une présidentielle française, en 2011. Tout le monde l’a imité. Il invente la primaire pour un président so...